[1] 2

par
CriCri,
le 30 Juin 2008 à 16:08Aujourd'hui c'est l'étape-reine de la Mesa. Vaux-sur-Süre - Martelange: 33 km. Je débute l'étape avec Roger mais je sens bien que je n'atteins pas ma vitesse habituelle. Les courbatures de Houffalize sont toujours là et je les sens à chaque pas. En plus, il semble qu'on nous servira principalement du tarmac aujourd'hui. C'est ce que je déteste le plus. J'essaye donc d'utiliser les bordures ou même les fossés pour éviter le tarmac.
Les cars de Bastogne arrivent à Vaux-sur-Sûre
La bruine et la pluie sont au rendez-vous. Ce n'est pas plus mal, au moins on ne risque pas de cramer. Arrivée au ravitaillement des 10 km, je décide de faire une petite pause. Roger continue car des circonstances familiales lui donnent envie de rentrer chez lui. A ce même ravitaillement je rencontre Jennyfer, qui se plaint du froid et qui décide elle aussi de continuer.Au bout d'une dizaine de minutes, je me remets en route et je continue toujours dans un rythme assez lent. La grande halte ne me soulagera que très peu aujourd'hui. Certains n'ont pas de chance. Une file énorme au poste de secours et sur la deuxième partie du parcours, on entend régulièrement les sirènes des ambulances. C'est sur que cette étape fait mal à beaucoup de monde.A partir des 25 km, ça commence réellement à faire mal. Mes mollets sont sur le point d'exploser et je me traine de plus en plus. Je bavarde un peu avec d'autres personnes, histoire de me changer les idées mais c'est vraiment pénible. A 3 km de l'arrivée une très longue descente s'amorce vers Martelange. Lorsqu'on a mal aux pieds ou aux jambes, il n'y a rien de pire que les descentes. Et celle ci est longue et abrupte.Finalement, je ne sais trop comment, j'arrive au finish. Je retrouve Jennyfer qui elle aussi vient d'arriver et qui elle aussi a été en difficulté. Quelque part ça me console. A l'arrivée, encore une ambulance accompagnée du Samu... Apparemment c'est l'hécatombe aujourd'hui !Lorsque nous descendons du car qui nous a ramené à Bastogne. Je n'arrive même plus à plier mes jambes. Tel un automate, je marche jusqu'à ma tente et je me jette sur mon matelas. Pendant une heure, je secoue les muscles de mes mollets, je les masse, je fais du stretching avant de réussir à me lever et à faire quelques pas pour aller me laver.Je ne sais vraiment pas ce que ça va donner demain...
aucun commentaire
par
CriCri,
le 29 Juin 2008 à 22:27Aujourd'hui lever à 04.15 h. C'est une étape en boucle qui nous attend: Houffalize - Houffalize. Bon pour 29 km. La nuit, la température a bien chutée mais on annonce du très bon temps. Un T-shirt suffira donc.Arrivé à Houffalize et départ de l'étappe vers 07.50 h. Il fait toujours frais mais au loin, en haut des collines le ciel est clair et le soleil se manifeste timidement. Houffalize se situe dans une vallée, donc peu importe par quel côté on part, il va falloir grimper. En effet, dès le départ ça monte. Et ça continue de monter. Encore et toujours... On arrive au premier ravitaillement, à 7 km et on a fait que grimper. Les courbatures sont passées et finalement cette longue montée s'est bien passée. Un peu trop bien, d'ailleurs.Je continue plein d'entrain mais le soleil se fait bel et bien de plus en plus sentir. Les bois sont derrière nous et les sentiers traversent maintenant les champs. Ca chauffe de partout. Vers les 15 km, je commence sérieusement à peiner. Les efforts de la longue montée en début de parcours se font ressentir et je commence à porter ma croix. J'espère pouvoir atteindre la grande halte dans un peu moins d'une heure afin de me reposer, me restaurer et me détendre un peu les pieds et les jambes.

La Grande Halte est plus que la bienvenue aujourd'hui.
Après une pause de 40 minutes environs, je me remets en marche. Et j'ai eu raison de prendre mon temps. Après cet arrêt, les choses vont mieux. Il reste 11 km à peu près et je vais les terminer de façon tout à fait acceptable. Juste après cette grande halte, le parcours de la Mini-Mesa (15 km) rejoint le nôtre. Et c'est le jour des écoliers. Toutes les écoles des environs ont été conviées. Du coup, voilà le cortège de randonneurs nettement plus bruyant que d'habitude. Les enfants accostent tous les militaires pour leur demander des insignes ou même des galons. Certains militaires avait prévu le coup et avait stockés ce genre de petits cadeaux dans leur sac-à-dos.
Arrivée à Houffalize, j'ai la surprise de voir que les organisateurs ont prévus une piste de danse sur la Grand Place. Et il y a des gens en train de danser... Ils viennent d'avaler 29 km...

Malgré les côtes et le soleil, certains ont encore de l'énergie... pas moi !
L'étape a été exigeante et je sais que demain ce sera difficile dès le lever. Arrivée au camp, je m'enduis de lotion après-soleil pour éviter que mon visage et mes bras ne chauffent la nuit et m'empêchent de dormir. Je me couche vers 21.45 h et vraiment pas besoin de compter les moutons...
aucun commentaire
par
CriCri,
le 29 Juin 2008 à 17:18Aujourd'hui lever à 4.00 h donc. Le déjeuner est servi à la cantine à partir de 05.00 h et pendant une heure seulement. Vu l'affluence cette année à Bastogne, il s'agit d'être là dès l'ouverture des portes si on veut manger tranquillement.Au déjeuner donc, je retrouve Jennyfer et Danny. Ils me disent qu'au camping à côté de leur tente, il y a place pour au moins encore deux tentes. C'est très bien me dis-je. Si l'emplacement est toujours là lorsqu'on revient cette après-midi, j'irais y placer la mienne.Vers 07.00 h la colonne de cars quitte Bastogne pour rejoindre Coo. L'étape en ligne d'aujourd'hui, c'est Coo - Vielsalm. 32 km. Le départ se fait depuis le parc d'attraction Plopsacoo au pied de la cascade. Mais c'est l'ouverture officielle de la Mesa 2008 et donc il y a une cérémonie et il faut attendre que Môssieu le Gouverneur coupe le ruban.

Une longue attente à Coo
Finalement il est 09.00 h lorsqu'on peut enfin prendre le départ. Et dire qu'on s'est levé à 04.00 h du mat'...Aujourd'hui je marche avec Roger, un gars du club de rando. Il a l'habitude de marcher plus vite mais il est sympa et il adapte son pas au mien. La chaleur de la veille a fait place à un temps variable et grisâtre. On annonce plusieurs averses et j'ai du m'équiper de mon K-Way.N'empêche que les quelques jours de beau temps de la semaine dernière n'ont pas suffit à sècher les sentiers. Une couche de boue recouvre tout le parcours. Les flaques d'eau sont profondes et il y a tellement de monde qu'à un moment, je ne peux plus les éviter. Pas d'autre choix que de passer dans l'eau. Me voilà trempée jusqu'à la moitié des mollets et mes souliers commencent à faire "flotch flotch" à chaque pas.Très vite, je comprends que la difficulté cette année sera non seulement de terminer les 4 jours mais plus encore de ne pas déraper et tomber.
Au bout de 32 km de boue, nous arrivons à Vielsalm. Lorsque Roger et moi entrons en ville, c'est l'heure d'une petite cérémonie. Un petit groupe de Chasseurs Ardennais, précédée par une fanfare militaire, paradent dans les rue de Vielsalm. L'occasion pour eux de se rendre compte qu'ils sont toujours très populaire dans cette région du pays.

L'arrivée des Chasseurs Ardennais ne passe pas inaperçue à Vielsalm.
Lors du retour au camp, je ne fait ni une ni deux et je fonce à ma voiture chercher ma tente que je vais aussitôt planter au camping à l'emplacement indiqué par Jennyfer et Danny. Heureusement d'ailleurs car il semble que les soldats militaires de l'armée m'aient oublié... Comme on dit "on est jamais aussi bien servi que par soi-même".
aucun commentaire
par
CriCri,
le 29 Juin 2008 à 14:32En début d'après-midi je me mets en route pour Bastogne. En quittant Tongres, je me demande ce que j'ai bien pu oublier. Quelques kilomètres plus loin, ça me revient: j'ai oublié mon oreiller. Je vais perdre du temps à faire demi-tour. Tant pis, je m'arrête au Decathlon pour acheter un petit oreiller de camping. Une heure et demi plus tard, j'arrive donc à Bastogne et je me présente au camp de base, situé à l'Athénée Royale. Ca y est, y'a un problème ! Ils ont pratiqué l'overbooking au camping et il n'y a déjà plus de place. "Vous pouvez loger en tente militaire à l'Anerie, on va essayer d'arranger ça pour demain".Me voici donc dans une prairie de l'Anerie au milieu des ânes, des poneys, des vaches, des chevaux et des lapins... On me propose gentiment une civière pour dormir. Merci, mais j'ai mon matelas pneumatique, je préfère. Autre bonne nouvelle: le lendemain il va falloir se lever à 04.00 h. Faut dire qu'avec les ânes et les vaches on n'a pas besoin de réveil.Le soir, en faisant la file à la cantine, quelqu'un m'agrippe par le bras. C'est Jennyfer et Danny. Je les avais rencontrés ici à la Mesa l'année dernière, ils sont revenus eux aussi. Mais ils ont plus de chance, ils ont encore eu une place au camping.Ce mardi il a fait très chaud et la tente militaire est déjà une étuve. Quelle horreur ! Heureusement, on annonce un temps un peu plus frais pour demain. J'ai très, très mal dormi ! Et au sujet de l'oreiller de camping: ça ou rien, c'est pareil...

C'es très sympa de leur part de partager leur prairie.
3 commentaires
par
CriCri,
le 23 Juin 2008 à 21:32
Et bien ça y est ! Demain je pars pour Bastogne au rendez-vous de la MESA (Marche Européenne du Souvenir et de l'Amitié), qui débute véritablement mercredi.Cette marche de quatre jours est organisée par l'armée et à ses débuts elle était d'ailleurs exclusivement réservée au militaires. Depuis de très nombreuses années maintenant, les civiles peuvent également y participer.Durant 4 jours les étapes de la MESA nous conduisent vers des lieus symboliques de la Deuxième Guerre Mondiale. Non, ce n'est pas un pèlerinage mais plutôt un façon ludique de se rappeler certaines choses.La MESA est devenue un très grand rendez-vous international. Des marcheurs venant de nombreux pays y participent, ainsi que des militaires d'un peu partout.Selon la météo, il peut très bien y avoir entre 7000 et 12000 marcheurs par jour.L'armée a prévu quatre camps de base. De chacun de ces camps, tous les jours partent des dizaines de cars emmenant les marcheurs au départ des étapes. L'année dernière je participais pour la première fois à cet évènement et c'est un peu par hasard que j'avais abouti à Bastogne. Comme je m'y étais beaucoup plu, j'ai décidé de retourner là bas cette année.Quatre étapes donc de 32 km chacune. Les parcours semblent à première vue un peu plus exigeants que l'année dernière. Et la première étape à Coo risque déjà d'être un sérieux test. L'année dernière, je n'avais réussi à faire que deux étapes. Une collection d'ampoules aux pieds m'avait empêché de prendre le départ les deux derniers jours. Cette année, j'ai changé de type de chaussures et jusqu'à présent, je n'ai pas eu de problèmes. Mais... faire 30 km, ce n'est rien... le faire 4 jours de suite, c'est autre chose. J'espère faire mieux que l'an dernier mais il faudra que la chance soit de mon côté. Nous verrons bien !
Je serais de retour soit samedi soir, soit dimanche.
2 commentaires
[1] 2

Haut de page